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L'Atelier des arts, en partenariat avec La rurale Festival, présente :
Quand même de Danièle Sallenave, de L'Académie française Conception & interprétation : Marie-Catherine CONTI Scénographie et lumières : Christian PALLIGIANO Dimanche 1er septembre 2024 à 15h30 La Grange 2, rue Oger-le-Danois 60800 TRUMILLY Durée : 1h entrée : gratuite COMPLET !!! |
La pièce
Sur la scène, une femme. Elle parle, se souvient, raconte. C'est une comédienne. Elle vient de terminer une longue tournée, elle est allée dans des villages, des salles de classe...
Ce monologue est un rêve, un discours, une colère, un chant ; il dit la volonté de ne pas céder, de ne pas renoncer, de continuer à aller sur les routes, jusque dans les plus petites villes et les villages, de porter le théâtre là où il ne va jamais, afin de bien faire comprendre ça : l'essentiel, un plancher nu, un homme se met à parler, les autres s'arrêtent et l'écoutent.
Quand même.
Sur la scène, une femme. Elle parle, se souvient, raconte. C'est une comédienne. Elle vient de terminer une longue tournée, elle est allée dans des villages, des salles de classe...
Ce monologue est un rêve, un discours, une colère, un chant ; il dit la volonté de ne pas céder, de ne pas renoncer, de continuer à aller sur les routes, jusque dans les plus petites villes et les villages, de porter le théâtre là où il ne va jamais, afin de bien faire comprendre ça : l'essentiel, un plancher nu, un homme se met à parler, les autres s'arrêtent et l'écoutent.
Quand même.
Note d'intention
Ce texte résulte d’une série de conversations entre une comédienne, Marie-Catherine Conti, et un auteur, Danièle Sallenave.
Il rend compte d’une double expérience : celle d’une comédienne, celle d’un auteur, pour qui le théâtre est la survie de l’intime, de l’imaginaire, la défense du for intérieur. Sur une scène nue, une parole têtue se fait entendre : sans le théâtre comme aussi bien sans l’art, la musique et les livres, nous serions à jamais prisonniers de cette « mer gelée » que, disait Kafka, il faut briser en nous.
Comment vivre? le théâtre y répond, la scène soudain s'illumine et les corps se mettent à briller dans le silence, et personne ne peut interdire ce qui monte dans le coeur des gens, cette preuve de nous, nous humains, nous vivants .
Quand même.
Danièle Sallenave
Ce texte résulte d’une série de conversations entre une comédienne, Marie-Catherine Conti, et un auteur, Danièle Sallenave.
Il rend compte d’une double expérience : celle d’une comédienne, celle d’un auteur, pour qui le théâtre est la survie de l’intime, de l’imaginaire, la défense du for intérieur. Sur une scène nue, une parole têtue se fait entendre : sans le théâtre comme aussi bien sans l’art, la musique et les livres, nous serions à jamais prisonniers de cette « mer gelée » que, disait Kafka, il faut briser en nous.
Comment vivre? le théâtre y répond, la scène soudain s'illumine et les corps se mettent à briller dans le silence, et personne ne peut interdire ce qui monte dans le coeur des gens, cette preuve de nous, nous humains, nous vivants .
Quand même.
Danièle Sallenave
Marie-Catherine CONTI,
comédienne et metteure en scène
Marie-Catherine CONTI crée en 2001 la Cie du Lac Majeur pour adapter, co-écrire et mettre en scène des textes d’auteurs contemporains en particulier : Le huitième jour de la semaine de Christian Bobin créé à Paris, Gertrud lied de Jean-Louis Pinte centre culturel suédois Paris, Les lettres de Toussainte de Nadine Fischer, prix meilleure comédienne de la Fondation de France, spectacle créé en 1999 chez Robin Renucci et joué à Paris, Compiegne, et en tournée jusqu’en 2011 en France, Italie, Maroc, Syrie et Mali, Quand même de Danièle Sallenave - Prix Marguerite Duras en 2005 - créé à Compiègne, joué au Lucernaire à Paris et en tournée, La voix humaine de Jean Cocteau, Môssieur Prévert au château de Raray (Oise).
Depuis plusieurs années, elle s’intéresse à la pratique de la lecture publique et collabore régulièrement avec Danièle Sallenave à des lectures-conférences.
Elle donne ou dirige des lectures, lors de différents festivals et manifestations littéraires : Musée des Arts et Métiers, Bibliothèque Nationale de France, Sciences Politiques, Universités, Festival de Savennières, Festival de Sarlat, de Haute-Corse, médiathèques des Hauts-de-France, etc.…Et des lectures-spectacles dans les Instituts culturels français de Naples, Tanger, Rabat, Tétouan, Fez et Bamako.
Depuis 2019, Marie-Catherine CONTI dirige la programmation du lieu culturel La Grange dans l’Oise : spectacles de théâtre, concerts, lectures, conférences…
Durant dix ans, elle enseigne à l’École départementale du Théâtre d’Evry la lecture à haute voix pour les futurs comédiens et les prépare aux concours nationaux.
https://mariecatherineconti.weebly.com
comédienne et metteure en scène
Marie-Catherine CONTI crée en 2001 la Cie du Lac Majeur pour adapter, co-écrire et mettre en scène des textes d’auteurs contemporains en particulier : Le huitième jour de la semaine de Christian Bobin créé à Paris, Gertrud lied de Jean-Louis Pinte centre culturel suédois Paris, Les lettres de Toussainte de Nadine Fischer, prix meilleure comédienne de la Fondation de France, spectacle créé en 1999 chez Robin Renucci et joué à Paris, Compiegne, et en tournée jusqu’en 2011 en France, Italie, Maroc, Syrie et Mali, Quand même de Danièle Sallenave - Prix Marguerite Duras en 2005 - créé à Compiègne, joué au Lucernaire à Paris et en tournée, La voix humaine de Jean Cocteau, Môssieur Prévert au château de Raray (Oise).
Depuis plusieurs années, elle s’intéresse à la pratique de la lecture publique et collabore régulièrement avec Danièle Sallenave à des lectures-conférences.
Elle donne ou dirige des lectures, lors de différents festivals et manifestations littéraires : Musée des Arts et Métiers, Bibliothèque Nationale de France, Sciences Politiques, Universités, Festival de Savennières, Festival de Sarlat, de Haute-Corse, médiathèques des Hauts-de-France, etc.…Et des lectures-spectacles dans les Instituts culturels français de Naples, Tanger, Rabat, Tétouan, Fez et Bamako.
Depuis 2019, Marie-Catherine CONTI dirige la programmation du lieu culturel La Grange dans l’Oise : spectacles de théâtre, concerts, lectures, conférences…
Durant dix ans, elle enseigne à l’École départementale du Théâtre d’Evry la lecture à haute voix pour les futurs comédiens et les prépare aux concours nationaux.
https://mariecatherineconti.weebly.com
photo : Francesca Mantovani, Gallimard
Danièle Sallenave, de l'Académie Française, collaboration artistique
Membre de l’Académie française depuis 2011, Danièle Sallenave a publié une trentaine d’ouvrages, récompensés par différents prix littéraires (Prix Renaudot, prix Jean Giono, prix Jean Monnet). Des romans, des essais, des récits de voyage, Inde, Sibérie, Pays de la Loire. Pour le théâtre : Quand même, prix Marguerite Duras, mis en scène et interprété par Marie-Catherine Conti (2005). Une version de Viol, roman dialogué, a fait l’objet d’une mise en scène de Brigitte Jaques avec Myriam Boyer et Marie Armelle Deguy en 2003.
Elle a traduit des pièces de Pirandello et Pier Paolo Pasolini et accompagné l’aventure théâtrale d’Antoine Vitez au théâtre des Quartiers d’Ivry, au théâtre de Chaillot et à la Comédie Française.
Parutions récentes : en 2018, L’Eglantine et le muguet, retour sur son enfance dans les provinces de l'Ouest où la République s'est difficilement installée. Et en 2019 et 2021, deux courts essais sur la surdité des élites : « Jojo le Gilet Jaune » et « Parole en haut, silence en bas »
Membre de l’Académie française depuis 2011, Danièle Sallenave a publié une trentaine d’ouvrages, récompensés par différents prix littéraires (Prix Renaudot, prix Jean Giono, prix Jean Monnet). Des romans, des essais, des récits de voyage, Inde, Sibérie, Pays de la Loire. Pour le théâtre : Quand même, prix Marguerite Duras, mis en scène et interprété par Marie-Catherine Conti (2005). Une version de Viol, roman dialogué, a fait l’objet d’une mise en scène de Brigitte Jaques avec Myriam Boyer et Marie Armelle Deguy en 2003.
Elle a traduit des pièces de Pirandello et Pier Paolo Pasolini et accompagné l’aventure théâtrale d’Antoine Vitez au théâtre des Quartiers d’Ivry, au théâtre de Chaillot et à la Comédie Française.
Parutions récentes : en 2018, L’Eglantine et le muguet, retour sur son enfance dans les provinces de l'Ouest où la République s'est difficilement installée. Et en 2019 et 2021, deux courts essais sur la surdité des élites : « Jojo le Gilet Jaune » et « Parole en haut, silence en bas »
Christian Palligiano, Photographe, Scénariste, Réalisateur, Metteur en Scène et Scénographe.
Photographie
Assistant puis Photographe Indépendant Mode, Voyages et Reportage
Cinéma
Formation : Université de Nice, Studios de La Victorine Nice
Réalisation et Écriture de Documentaires, Court et Long Métrages
Formateur Écriture Scénario La Fémis, Ateliers Européens Média
Théâtre
Formation : Conservatoire Régional d’Art Dramatique de Nice
Intervenant Stage Acteur Institut National de l’Audiovisuel
Animation Stage Acteur Studio Pygmalion
Mise en Scène
L’ÉMISSION DE TÉLÉVISION de Michel Vinaver
Scénographie, Lumières et Sons
L’ÉTAU de Luigi Pirandello Mise en Scène Dominique Ferret
LE HUITIÈME JOUR DE LA SEMAINE de Christian Bobin. Mise en scène de Marie-Catherine Conti.
GERTRUD LIED de Jean-Louis Pinte d'après Hjalmar Soderberg. Mise en scène Marie-Catherine Conti.
LES LETTRES DE TOUSSAINTE de Nadine Fischer. Mise en scène Marie-Catherine Conti
LA ROBE DE MARIEE de Katherine Battaiellie. Mise en scène Marie-Catherine Conti
LES LETTRES de SÉRAPHINE DE SENLIS Mise en Scène Marie-Catherine Conti
Photographie
Assistant puis Photographe Indépendant Mode, Voyages et Reportage
Cinéma
Formation : Université de Nice, Studios de La Victorine Nice
Réalisation et Écriture de Documentaires, Court et Long Métrages
Formateur Écriture Scénario La Fémis, Ateliers Européens Média
Théâtre
Formation : Conservatoire Régional d’Art Dramatique de Nice
Intervenant Stage Acteur Institut National de l’Audiovisuel
Animation Stage Acteur Studio Pygmalion
Mise en Scène
L’ÉMISSION DE TÉLÉVISION de Michel Vinaver
Scénographie, Lumières et Sons
L’ÉTAU de Luigi Pirandello Mise en Scène Dominique Ferret
LE HUITIÈME JOUR DE LA SEMAINE de Christian Bobin. Mise en scène de Marie-Catherine Conti.
GERTRUD LIED de Jean-Louis Pinte d'après Hjalmar Soderberg. Mise en scène Marie-Catherine Conti.
LES LETTRES DE TOUSSAINTE de Nadine Fischer. Mise en scène Marie-Catherine Conti
LA ROBE DE MARIEE de Katherine Battaiellie. Mise en scène Marie-Catherine Conti
LES LETTRES de SÉRAPHINE DE SENLIS Mise en Scène Marie-Catherine Conti
Revue de presse
EN ATTENDANT ... (12 MARS 2007)
La pièce Quand même se mérite : elle se donne au troisième étage du Lucernaire. Mais le fait qu’elle ait lieu au paradis est une heureuse coïncidence. Car là où la plupart des pièces sur l’univers du théâtre pèchent par narcissisme, cette dernière est profondément didactique et fait montre d’un amour extraordinaire pour le public.
Il suffit que la comédienne dise qu’elle allait jouer une pièce dans les villages corses et on voit déjà le village, le préau de l’école transformé en salle des fêtes, la scène improvisée et le public devant. En moins de trente secondes, elle nous embarque dans une plongée au royaume du spectacle, vu côté comédien.
La représentation, qui n’est rien sans le public ou les techniciens, le chômage qui n’est pas repos mais gestation, le jeu comme texte faisant irruption dans la vie de l’acteur, le geste infime qui va dire l’âge ou le caractère de ce dernier, le temps que le spectacle arrête pour le réinventer en faisant surgir du cœur de tous, bagnards compris, un espace de liberté et d’émotion pure… C’est dit avec tant de vérité, de tendresse, de délicatesse aussi, qu’on en frissonne.
Pierre FRANÇOIS
FRANCE INTER - ESPRIT CRITIQUE (16 MARS 2007)
de Vincent Josse
Vendredi 16 mars à 9h15
Quand même
Des conversations entre l'auteur Danièle Sallenave et la comédienne Marie-Catherine Conti est né Quand même le monologue d'une actrice qui raconte son parcours et son métier.
Un spectacle recommandé par Christine Siméone mis en scène et interprété par Marie-Catherine Conti au Théâtre du Lucernaire à Paris.
retranscription :
"C'est un spectacle qu'il faudrait que tout le monde voit, dans tous les villages de France, surtout ceux qui n'ont pas l'habitude d'aller au théâtre, qui n'osent pas,
Ou même qui pensent qu'on s'y ennuie ferme.
Le théâtre est un lieu de caresse et ils ne le savent pas;
On ne vous y caresse pas dans le sens du poil en général
Mais le plus souvent on en ressort plus beau.
Et c'est exactement ce qui se passe avec Marie-Catherine Conti dans ce Quand Même.
Pourquoi ?
Parce qu'elle y raconte
Son enfance,
Son père, avec son profil d'acteur
Son rêve à elle, devenir comédienne.
La rencontre avec Robert Bresson
... On se rencontrait au jardin des plantes devant la cage aux lions
Et finalement il a choisi quelqu'un d'autre...
Malgré les difficultés, Marie-Catherine Conti raconte
La magie du comédien sur scène,
Ces riens qui suffisent à faire apparaitre une réalité.
C'est quand tout est faux, que tout devient vrai.
Et avec tout ce faux très vrai, c'est le rôle du théâtre dans la cité.
Pas que pour rire
Pas que pour rêver
Mais pour éclairer la vie.
Le texte de Danielle Sallenave dit tout cela très subtilement
Et encore plus subtilement Marie-Catherine Conti met le corps au centre du texte,
Par la présence et le mouvement,
Par le simple état d'être comédienne.
Parce qu'elle est là toute seule,
Avec des riens, une lumière, un portique, qui font apparaître toutes les images de sa vie de comédienne. Car il ne suffit pas de dire "le théâtre c'est magique", il faut que toutes les fibres du corps le disent et le soulignent "
pour (ré) écouter la critique :
curseur: début : 04.12/ fin : 06.05
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/espritcritique/
LA TERRASSE (MARS 2007) Théâtre - Critique
par Catherine Robert
Né d’un projet qu’on devine autant fait d’amitié que de passions communes, le texte de Danièle Sallenave offre à Marie-Catherine Conti l’occasion d’une belle déclaration d’amour au théâtre.
Issu d’une série de conversations qui en ont constitué le matériau premier, le texte de Danièle Sallenave est évidemment taillé sur mesure pour la comédienne qui l’incarne puisque sa mémoire en dicte la trame. Mais en même temps, et parce qu’il porte autant la marque de l’actrice que celle de l’écrivain qui y dépose sa propre nécessité du théâtre, il dépasse la simple biographie jusqu’à devenir une défense et illustration de cet art que nourrissent habilement les différents points de vue sur lui, celui du praticien comme celui du spectateur. Ainsi, à l’image du décor de tube rouge semblable à un immense anneau de Möbius, Marie-Catherine Conti est tour à tour dans le théâtre et hors de lui : saisie dans le jeu et soudain dans l’extériorité d’une position théorique, critique ou politique, prise dans son histoire personnelle et dégagée dans l’évocation de celle de la scène, à la fois dans son enfance et dans l’ici et maintenant de ses engagements continués.
« Ce qui est beau au théâtre, c’est la solitude partagée avec d’autres. »
Avec décence et simplicité, têtue et touchante, exaltée et lucide, émouvante et drôle, la comédienne livre les bribes d’une mythologie personnelle où le père fait figure de gardien tutélaire et de protecteur bienveillant, raconte les planches et le cinéma, ses rencontres, et les mêle à une réflexion sur le caractère libérateur, épanouissant et éblouissant du théâtre qui renvoie chaque spectateur à ses propres souvenirs, réussissant ainsi le pari d’une œuvre commune avec la salle. Elle devient alors une sorte de coryphée du public, qui partage avec elle et par elle la fièvre de cet art exceptionnel qui arrache le temps au temps, se rit des aléas de l’existence et nourrit davantage la vie qu’il ne s’en nourrit. Fustigeant les amateurs de solutions faciles qui croient ce métier une sinécure et ne comprennent pas que le théâtre, comme l’amour et toute forme entretenue du désir, est « sorcier », Marie-Catherine Conti prouve par les faits l’imputrescibilité de la scène et la nécessité du combat de ceux qui l’arpentent, fanaux d’un sens et d’un bonheur à dire et entendre la beauté des choses que la modernité spectaculaire lamine tous les jours un peu plus.
voir : http://www.journal-laterrasse.com/papier.asp?numero=32&Genre=Critique&Rubrique=Théâtre&Titre=<p>Quand%20même</p>
FRANCE INTER ZAPPING (3 MARS 2007)
par Mathias Deguelle
le samedi 3 mars 2007
avec Jean Daniel
voir :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/zappingdefranceinter/
curseur de temps :
01h41 : zapping sur "L'humeur vagabonde" Mathias Deguelle : "... un monologue bouleversant"
01h42 : Marie-Catherine Conti :... extraits de "Quand même"
01h43 : Kathleen Evin
01h44 : Mathias Deguelle
01h45 : Jean Daniel :..."Le texte de Danièle Sallenave est magnifique..."
LES ECHOS (5 MARS 2007)
Confidences d'artistePour une actrice qu'elle estime, Danièle Sallenave est sortie de ses thèmes habituels - la femme, la mémoire, la violence sociale - pour écrire une pièce qui parle tout simplement du théâtre. Elle a observé cette comédienne, Marie-Catherine Conti, et a composé à son intention un monologue, « Quand même », où le personnage est à la fois cette femme, l'auteur lui-même et une sorte de coryphée s'exprimant sur la beauté et la nécessité de l'art dramatique. L'actrice en scène est donc elle-même et aussi toutes les actrices du monde jouant dans cette « zone franche » du spectacle en direct. La vie de Marie-Catherine Conti, originaire du nord de l'Italie, intervient en fragments : la famille qui ne croyait pas à la réussite de la petite fille dans cet art mystérieux, quelques pièces qu'elle a interprétées, les rêves qui, tout à coup, s'incarnent... Les confessions, pudiques, s'imbriquent avec des propos sur l'authenticité du théâtre.
Du grand artMarie-Catherine Conti a conçu elle-même la mise en scène (aidée, pour ce qu'on appelle la direction d'acteur, par Christine Friedel). Dans un espace sombre où se dessine une structure abstraite, elle s'offre tous les déplacements - à pas de loup - dont elle a besoin. Elle varie les tons en privilégiant celui de la confidence, de l'adresse douce et secrète au public, qu'elle casse soudain pour faire entrer la violence du chant populaire. Du grand art.
Gilles COSTAZ
Voir :
http://www.lesechos.fr/info/loisirs/4544323.htm
FROGGYDELIGHT.COM (5 MARS 2007)Voir : http://www.froggydelight.com/article-3734-Quand_meme.html
Spectacle conçu et interprété par Marie-Catherine Conti d’après un texte de Danièle Sallenave dans une scénographie de Jean-Pierre Schneider.
Des conversations entre l'auteur Danièle Sallenave et la comédienne Marie-Catherine Conti est né "Quand même", le monologue de l'actrice.
Après une tournée qui l'a menée dans tous les petits villages corses, pendant ces périodes d'intermittence entre deux rôles, une comédienne s'interroge sur le sens de sa vie et de son métier, interrogations nées de l'expérience qui vient d'être vécue notamment auprès de spectateurs qui n'étaient jamais allés au théâtre.
Et ces interrogations la ramènent à son enfance, à un père italien exilé en France qui aurait voulu faire "l'attore di cinema", à ses choix personnels, aux rencontres et à la vocation d'acteur qui n'est pas un métier comme les autres, une vocation proche du sacerdoce, dont le caractère "sorcier" investit le comédien d'une mission unique.
Le texte de Danièle Sallenave, dense, intelligent et sensible, évoque, de manière à la fois réaliste et philosophique, "le théâtre qui mène à la vie", le désir de théâtre pour l'acteur qui puise au plus intime de sa propre vie pour nourrir le personnage, mais aussi le rôle éminemment politique du théâtre pour le spectateur qui se trouve entraîné derrière le miroir.
Marie-Catherine Conti est une comédienne rare, très intuitive et subtile. Ce monologue est le sien. Le plaisir de la voir et de l'entendre est le nôtre.
Martine Piazzon
FRANCE INTER- L'HUMEUR VAGABONDE 1ER MARS 2007
par Kathleen Evin
jeudi 1er mars 2007 20h 21h
***
... Avant tout une déclaration d’amour engagée pour le théâtre !
... Du rêve qui se transforme en pensée et la pensée en idées...
... Une pièce où il y a urgence, colère et infiniment d’espoir
... Un spectacle où l’on fait confiance à l’intelligence des spectateurs
... Une pièce infiniment nécessaire !
***
Pour (ré) écouter l'émission :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/humeurvagabonde/index.php?id=53093/
voir rubrique « (ré)écouter »
FRANCE CULTURE - FOR INTÉRIEUR 11/02/2007
par Olivier Germain-Thomas
le dimanche 11 février 2007 de 19h à 20h
avec Danièle Sallenave
A propos de "Quand même"
Ecoutez :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/forinterieur/fiche.php?diffusion_id=48561
LA TERRASSE (FÉVRIER 2007)
Marie-Catherine Conti s’empare des mots qu’ont fait naître ses conversations avec Danièle Sallenave pour une défense et illustration du théâtre.
« Ce qui est beau, au théâtre, c’est la solitude partagée avec d’autres. » Fortes de cet adage, la comédienne Marie-Catherine Conti et l’auteur Danièle Sallenave ont croisé leurs impressions et leurs mots jusqu’à ce que l’écrivain s’empare de ces matériaux pour bâtir le monologue de l’actrice. Vivant ses rêves et jouant sa vie, interrogeant la relation de tout homme et celle de ses contemporains avec le théâtre, Marie-Catherine Conti explore son propre rapport à son art qui, dans son évanescence et sa difficulté, maintient intact le souffle de la vie et « est la condition d’une survie de l’intime, de l’imaginaire de chacun de nous, une défense du for intérieur contre l’asservissement du collectif marchand ». Faisant surgir les « eaux libres » d’une « parole têtue », entre l’angoisse du retour sur soi et la pudeur de se dire envers et malgré tout, témoignant de la résistance de la lumière du sens au cœur des ténèbres du monde, Marie-Catherine Conti fait briller les mots de sa complice, prouvant par les faits l’imputrescibilité de la scène et la nécessité de l’engagement de ceux qui l’arpentent.
Catherine Robert
Quand même, de Danièle Sallenave ; spectacle conçu et interprété par Marie-Catherine Conti. Du 21 février au 14 avril 2007. Du mardi au samedi à 21h. Théâtre du Lucernaire, 53, rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris. Réservations au 01 45 44 57 34.
voir :
http://www.journal-laterrasse.com/papier.asp?numero=75&Genre=Agenda&Rubrique=Théâtre&Titre=<p>Quand%20même</p>
Rédigé le 12/02/2007
ERIC ROUCHAUD
Directeur de l'Espace Jean Legendre,
Théâtre de Compiègne (Oise),
à
Marie-Catherine Conti,
Madame,
Je voudrais tout d'abord vous remercier de m'avoir permis de lire l'admirable texte de Danièle Sallenave "Quand même". Il m'est alors apparu évident de faire entendre ce texte au plus grand nombre et de participer à la production du spectacle.
Ce spectacle, lors de sa création à Compiègne, a manifestement touché le public, amateur comme profane, qui, sur l'ensemble des représentations, s'est plu à découvrir un texte rare sur le théâtre, sur ceux qui le font, sur ceux qui le reçoivent, joué avec une belle justesse.
Un spectacle qui nous donne encore plus envie d'aller au théâtre.
GENEVIÈVE DAHAN-SELTZER
Quand même : le pari du miroir
par Geneviève Dahan-Seltzer, sociologue,
L’actrice entre en scène pour un monologue qu’elle adresse à tous : aux spectateurs, bien sûr, mais d’abord à elle même, sans oublier les personnages qu’elle a incarnés et qui l’habitent pour toujours..! Les chants des femmes du Piémont réactivent ses souvenirs d’enfance, la figure du père, aussi beau qu’un acteur de cinéma, la mère recluse, … Que dit-elle ? Elle dit comment la petite fille amoureuse des mots a construit sa trajectoire, quelles rencontres ont présidé à ces choix, quels sont ses rêves d’actrice et ses angoisses qui la font tenir debout, si fragile et si droite, là …devant nous. Elle dit d’où lui vient ce désir de théâtre, cet accès à une vérité au-delà du réel, qui donne à voir et entrevoir d’autres espaces-temps.
Elle entraîne les spectateurs dans sa méditation, la qualité du silence qui règne dans la salle en témoigne. Effet –miroir du théâtre, j’écoute l’actrice et je me questionne sur la pièce que je me joue depuis si longtemps, avec la société comme spectacle, je confronte mes engagements, ai-je répondu au désir de mon père, bel étranger si tôt et si durement disparu, à celui de ma mère, le contraire d’une recluse, une militante, et comme décor toujours si loin si proche, le village de l’enfance chaleureux et clos à la fois.
Je laisse là la sociologue et son encombrant sujet. Que dire à l’actrice après la séance qui s’est livrée? Que le théâtre une fois encore nous renvoie à la « société des individus » ! Que les récits de vie deviennent une matière sociale, que dans ce monde en perte de repères, l’individu hyper-moderne doit construire sa trajectoire et lui donner sens, qu’il lui appartient d’être l’acteur de soi et de se mettre en scène pour se sentir exister.
Oui, l’acteur devient un référent, l’acteur et sa capacité à jouer plusieurs rôles, modèle de flexibilité ! L’acteur et ses intermittences….
L’actrice et l’auteur ont joué le jeu contemporain, l’auteur a interviewé l’actrice, elle est entrée dans sa chair et dans son être, elle a mis en mots et en danse, sa ténacité et sa fragilité, elle y a mis toute sa force pour mettre à nu le sujet, celui de l’actrice mais aussi le sien, elle en a besoin pour dire-- elle aussi -- pourquoi elle écrit pour le théâtre.
Et à nous spectateurs maintenant d’entrer dans le jeu, sinon pourquoi venir au théâtre.
EN ATTENDANT ... (12 MARS 2007)
La pièce Quand même se mérite : elle se donne au troisième étage du Lucernaire. Mais le fait qu’elle ait lieu au paradis est une heureuse coïncidence. Car là où la plupart des pièces sur l’univers du théâtre pèchent par narcissisme, cette dernière est profondément didactique et fait montre d’un amour extraordinaire pour le public.
Il suffit que la comédienne dise qu’elle allait jouer une pièce dans les villages corses et on voit déjà le village, le préau de l’école transformé en salle des fêtes, la scène improvisée et le public devant. En moins de trente secondes, elle nous embarque dans une plongée au royaume du spectacle, vu côté comédien.
La représentation, qui n’est rien sans le public ou les techniciens, le chômage qui n’est pas repos mais gestation, le jeu comme texte faisant irruption dans la vie de l’acteur, le geste infime qui va dire l’âge ou le caractère de ce dernier, le temps que le spectacle arrête pour le réinventer en faisant surgir du cœur de tous, bagnards compris, un espace de liberté et d’émotion pure… C’est dit avec tant de vérité, de tendresse, de délicatesse aussi, qu’on en frissonne.
Pierre FRANÇOIS
FRANCE INTER - ESPRIT CRITIQUE (16 MARS 2007)
de Vincent Josse
Vendredi 16 mars à 9h15
Quand même
Des conversations entre l'auteur Danièle Sallenave et la comédienne Marie-Catherine Conti est né Quand même le monologue d'une actrice qui raconte son parcours et son métier.
Un spectacle recommandé par Christine Siméone mis en scène et interprété par Marie-Catherine Conti au Théâtre du Lucernaire à Paris.
retranscription :
"C'est un spectacle qu'il faudrait que tout le monde voit, dans tous les villages de France, surtout ceux qui n'ont pas l'habitude d'aller au théâtre, qui n'osent pas,
Ou même qui pensent qu'on s'y ennuie ferme.
Le théâtre est un lieu de caresse et ils ne le savent pas;
On ne vous y caresse pas dans le sens du poil en général
Mais le plus souvent on en ressort plus beau.
Et c'est exactement ce qui se passe avec Marie-Catherine Conti dans ce Quand Même.
Pourquoi ?
Parce qu'elle y raconte
Son enfance,
Son père, avec son profil d'acteur
Son rêve à elle, devenir comédienne.
La rencontre avec Robert Bresson
... On se rencontrait au jardin des plantes devant la cage aux lions
Et finalement il a choisi quelqu'un d'autre...
Malgré les difficultés, Marie-Catherine Conti raconte
La magie du comédien sur scène,
Ces riens qui suffisent à faire apparaitre une réalité.
C'est quand tout est faux, que tout devient vrai.
Et avec tout ce faux très vrai, c'est le rôle du théâtre dans la cité.
Pas que pour rire
Pas que pour rêver
Mais pour éclairer la vie.
Le texte de Danielle Sallenave dit tout cela très subtilement
Et encore plus subtilement Marie-Catherine Conti met le corps au centre du texte,
Par la présence et le mouvement,
Par le simple état d'être comédienne.
Parce qu'elle est là toute seule,
Avec des riens, une lumière, un portique, qui font apparaître toutes les images de sa vie de comédienne. Car il ne suffit pas de dire "le théâtre c'est magique", il faut que toutes les fibres du corps le disent et le soulignent "
pour (ré) écouter la critique :
curseur: début : 04.12/ fin : 06.05
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/espritcritique/
LA TERRASSE (MARS 2007) Théâtre - Critique
par Catherine Robert
Né d’un projet qu’on devine autant fait d’amitié que de passions communes, le texte de Danièle Sallenave offre à Marie-Catherine Conti l’occasion d’une belle déclaration d’amour au théâtre.
Issu d’une série de conversations qui en ont constitué le matériau premier, le texte de Danièle Sallenave est évidemment taillé sur mesure pour la comédienne qui l’incarne puisque sa mémoire en dicte la trame. Mais en même temps, et parce qu’il porte autant la marque de l’actrice que celle de l’écrivain qui y dépose sa propre nécessité du théâtre, il dépasse la simple biographie jusqu’à devenir une défense et illustration de cet art que nourrissent habilement les différents points de vue sur lui, celui du praticien comme celui du spectateur. Ainsi, à l’image du décor de tube rouge semblable à un immense anneau de Möbius, Marie-Catherine Conti est tour à tour dans le théâtre et hors de lui : saisie dans le jeu et soudain dans l’extériorité d’une position théorique, critique ou politique, prise dans son histoire personnelle et dégagée dans l’évocation de celle de la scène, à la fois dans son enfance et dans l’ici et maintenant de ses engagements continués.
« Ce qui est beau au théâtre, c’est la solitude partagée avec d’autres. »
Avec décence et simplicité, têtue et touchante, exaltée et lucide, émouvante et drôle, la comédienne livre les bribes d’une mythologie personnelle où le père fait figure de gardien tutélaire et de protecteur bienveillant, raconte les planches et le cinéma, ses rencontres, et les mêle à une réflexion sur le caractère libérateur, épanouissant et éblouissant du théâtre qui renvoie chaque spectateur à ses propres souvenirs, réussissant ainsi le pari d’une œuvre commune avec la salle. Elle devient alors une sorte de coryphée du public, qui partage avec elle et par elle la fièvre de cet art exceptionnel qui arrache le temps au temps, se rit des aléas de l’existence et nourrit davantage la vie qu’il ne s’en nourrit. Fustigeant les amateurs de solutions faciles qui croient ce métier une sinécure et ne comprennent pas que le théâtre, comme l’amour et toute forme entretenue du désir, est « sorcier », Marie-Catherine Conti prouve par les faits l’imputrescibilité de la scène et la nécessité du combat de ceux qui l’arpentent, fanaux d’un sens et d’un bonheur à dire et entendre la beauté des choses que la modernité spectaculaire lamine tous les jours un peu plus.
voir : http://www.journal-laterrasse.com/papier.asp?numero=32&Genre=Critique&Rubrique=Théâtre&Titre=<p>Quand%20même</p>
FRANCE INTER ZAPPING (3 MARS 2007)
par Mathias Deguelle
le samedi 3 mars 2007
avec Jean Daniel
voir :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/zappingdefranceinter/
curseur de temps :
01h41 : zapping sur "L'humeur vagabonde" Mathias Deguelle : "... un monologue bouleversant"
01h42 : Marie-Catherine Conti :... extraits de "Quand même"
01h43 : Kathleen Evin
01h44 : Mathias Deguelle
01h45 : Jean Daniel :..."Le texte de Danièle Sallenave est magnifique..."
LES ECHOS (5 MARS 2007)
Confidences d'artistePour une actrice qu'elle estime, Danièle Sallenave est sortie de ses thèmes habituels - la femme, la mémoire, la violence sociale - pour écrire une pièce qui parle tout simplement du théâtre. Elle a observé cette comédienne, Marie-Catherine Conti, et a composé à son intention un monologue, « Quand même », où le personnage est à la fois cette femme, l'auteur lui-même et une sorte de coryphée s'exprimant sur la beauté et la nécessité de l'art dramatique. L'actrice en scène est donc elle-même et aussi toutes les actrices du monde jouant dans cette « zone franche » du spectacle en direct. La vie de Marie-Catherine Conti, originaire du nord de l'Italie, intervient en fragments : la famille qui ne croyait pas à la réussite de la petite fille dans cet art mystérieux, quelques pièces qu'elle a interprétées, les rêves qui, tout à coup, s'incarnent... Les confessions, pudiques, s'imbriquent avec des propos sur l'authenticité du théâtre.
Du grand artMarie-Catherine Conti a conçu elle-même la mise en scène (aidée, pour ce qu'on appelle la direction d'acteur, par Christine Friedel). Dans un espace sombre où se dessine une structure abstraite, elle s'offre tous les déplacements - à pas de loup - dont elle a besoin. Elle varie les tons en privilégiant celui de la confidence, de l'adresse douce et secrète au public, qu'elle casse soudain pour faire entrer la violence du chant populaire. Du grand art.
Gilles COSTAZ
Voir :
http://www.lesechos.fr/info/loisirs/4544323.htm
FROGGYDELIGHT.COM (5 MARS 2007)Voir : http://www.froggydelight.com/article-3734-Quand_meme.html
Spectacle conçu et interprété par Marie-Catherine Conti d’après un texte de Danièle Sallenave dans une scénographie de Jean-Pierre Schneider.
Des conversations entre l'auteur Danièle Sallenave et la comédienne Marie-Catherine Conti est né "Quand même", le monologue de l'actrice.
Après une tournée qui l'a menée dans tous les petits villages corses, pendant ces périodes d'intermittence entre deux rôles, une comédienne s'interroge sur le sens de sa vie et de son métier, interrogations nées de l'expérience qui vient d'être vécue notamment auprès de spectateurs qui n'étaient jamais allés au théâtre.
Et ces interrogations la ramènent à son enfance, à un père italien exilé en France qui aurait voulu faire "l'attore di cinema", à ses choix personnels, aux rencontres et à la vocation d'acteur qui n'est pas un métier comme les autres, une vocation proche du sacerdoce, dont le caractère "sorcier" investit le comédien d'une mission unique.
Le texte de Danièle Sallenave, dense, intelligent et sensible, évoque, de manière à la fois réaliste et philosophique, "le théâtre qui mène à la vie", le désir de théâtre pour l'acteur qui puise au plus intime de sa propre vie pour nourrir le personnage, mais aussi le rôle éminemment politique du théâtre pour le spectateur qui se trouve entraîné derrière le miroir.
Marie-Catherine Conti est une comédienne rare, très intuitive et subtile. Ce monologue est le sien. Le plaisir de la voir et de l'entendre est le nôtre.
Martine Piazzon
FRANCE INTER- L'HUMEUR VAGABONDE 1ER MARS 2007
par Kathleen Evin
jeudi 1er mars 2007 20h 21h
***
... Avant tout une déclaration d’amour engagée pour le théâtre !
... Du rêve qui se transforme en pensée et la pensée en idées...
... Une pièce où il y a urgence, colère et infiniment d’espoir
... Un spectacle où l’on fait confiance à l’intelligence des spectateurs
... Une pièce infiniment nécessaire !
***
Pour (ré) écouter l'émission :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/humeurvagabonde/index.php?id=53093/
voir rubrique « (ré)écouter »
FRANCE CULTURE - FOR INTÉRIEUR 11/02/2007
par Olivier Germain-Thomas
le dimanche 11 février 2007 de 19h à 20h
avec Danièle Sallenave
A propos de "Quand même"
Ecoutez :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/forinterieur/fiche.php?diffusion_id=48561
LA TERRASSE (FÉVRIER 2007)
Marie-Catherine Conti s’empare des mots qu’ont fait naître ses conversations avec Danièle Sallenave pour une défense et illustration du théâtre.
« Ce qui est beau, au théâtre, c’est la solitude partagée avec d’autres. » Fortes de cet adage, la comédienne Marie-Catherine Conti et l’auteur Danièle Sallenave ont croisé leurs impressions et leurs mots jusqu’à ce que l’écrivain s’empare de ces matériaux pour bâtir le monologue de l’actrice. Vivant ses rêves et jouant sa vie, interrogeant la relation de tout homme et celle de ses contemporains avec le théâtre, Marie-Catherine Conti explore son propre rapport à son art qui, dans son évanescence et sa difficulté, maintient intact le souffle de la vie et « est la condition d’une survie de l’intime, de l’imaginaire de chacun de nous, une défense du for intérieur contre l’asservissement du collectif marchand ». Faisant surgir les « eaux libres » d’une « parole têtue », entre l’angoisse du retour sur soi et la pudeur de se dire envers et malgré tout, témoignant de la résistance de la lumière du sens au cœur des ténèbres du monde, Marie-Catherine Conti fait briller les mots de sa complice, prouvant par les faits l’imputrescibilité de la scène et la nécessité de l’engagement de ceux qui l’arpentent.
Catherine Robert
Quand même, de Danièle Sallenave ; spectacle conçu et interprété par Marie-Catherine Conti. Du 21 février au 14 avril 2007. Du mardi au samedi à 21h. Théâtre du Lucernaire, 53, rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris. Réservations au 01 45 44 57 34.
voir :
http://www.journal-laterrasse.com/papier.asp?numero=75&Genre=Agenda&Rubrique=Théâtre&Titre=<p>Quand%20même</p>
Rédigé le 12/02/2007
ERIC ROUCHAUD
Directeur de l'Espace Jean Legendre,
Théâtre de Compiègne (Oise),
à
Marie-Catherine Conti,
Madame,
Je voudrais tout d'abord vous remercier de m'avoir permis de lire l'admirable texte de Danièle Sallenave "Quand même". Il m'est alors apparu évident de faire entendre ce texte au plus grand nombre et de participer à la production du spectacle.
Ce spectacle, lors de sa création à Compiègne, a manifestement touché le public, amateur comme profane, qui, sur l'ensemble des représentations, s'est plu à découvrir un texte rare sur le théâtre, sur ceux qui le font, sur ceux qui le reçoivent, joué avec une belle justesse.
Un spectacle qui nous donne encore plus envie d'aller au théâtre.
GENEVIÈVE DAHAN-SELTZER
Quand même : le pari du miroir
par Geneviève Dahan-Seltzer, sociologue,
L’actrice entre en scène pour un monologue qu’elle adresse à tous : aux spectateurs, bien sûr, mais d’abord à elle même, sans oublier les personnages qu’elle a incarnés et qui l’habitent pour toujours..! Les chants des femmes du Piémont réactivent ses souvenirs d’enfance, la figure du père, aussi beau qu’un acteur de cinéma, la mère recluse, … Que dit-elle ? Elle dit comment la petite fille amoureuse des mots a construit sa trajectoire, quelles rencontres ont présidé à ces choix, quels sont ses rêves d’actrice et ses angoisses qui la font tenir debout, si fragile et si droite, là …devant nous. Elle dit d’où lui vient ce désir de théâtre, cet accès à une vérité au-delà du réel, qui donne à voir et entrevoir d’autres espaces-temps.
Elle entraîne les spectateurs dans sa méditation, la qualité du silence qui règne dans la salle en témoigne. Effet –miroir du théâtre, j’écoute l’actrice et je me questionne sur la pièce que je me joue depuis si longtemps, avec la société comme spectacle, je confronte mes engagements, ai-je répondu au désir de mon père, bel étranger si tôt et si durement disparu, à celui de ma mère, le contraire d’une recluse, une militante, et comme décor toujours si loin si proche, le village de l’enfance chaleureux et clos à la fois.
Je laisse là la sociologue et son encombrant sujet. Que dire à l’actrice après la séance qui s’est livrée? Que le théâtre une fois encore nous renvoie à la « société des individus » ! Que les récits de vie deviennent une matière sociale, que dans ce monde en perte de repères, l’individu hyper-moderne doit construire sa trajectoire et lui donner sens, qu’il lui appartient d’être l’acteur de soi et de se mettre en scène pour se sentir exister.
Oui, l’acteur devient un référent, l’acteur et sa capacité à jouer plusieurs rôles, modèle de flexibilité ! L’acteur et ses intermittences….
L’actrice et l’auteur ont joué le jeu contemporain, l’auteur a interviewé l’actrice, elle est entrée dans sa chair et dans son être, elle a mis en mots et en danse, sa ténacité et sa fragilité, elle y a mis toute sa force pour mettre à nu le sujet, celui de l’actrice mais aussi le sien, elle en a besoin pour dire-- elle aussi -- pourquoi elle écrit pour le théâtre.
Et à nous spectateurs maintenant d’entrer dans le jeu, sinon pourquoi venir au théâtre.
La rurale Festival
Retour en images sur le spectacle du 1er sept. 2024 à la Grange - photos : Alain Bron